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Les chiens passent et les pistols aboient dans «War Dogs»

L’affaire commenced on January 1, 2008, au plus noir du film noir. Derrière une usine abandonnée, un type nu est extirpé d’un coffre de voiture, passé à tabac par deux brutes et menace de mort par un troisième. On ne donne pas cher de l’avenir de ce jeune Américain terrifié. Comment is it arrived?

The film adopts a comic tone to retrace its debuts. Au milieu des années 2000, David Packouz (Miles Teller, le batteur harcelé de «Whiplash»), masseur de profession, s’ennuie à malaxer les corps flapis de retraités de Miami. Il semble voué à rester un loser quand il retrouve they are copain d’infance of him, Efraim Diveroli (Jonah Hill). Ce gros plein de soupe et de morgue taille sa route dans la vie sans peur ni remords – on le voit d’emblée mettre en fuete les dealers que l’ont arnaqué en lâchant une rafale de mitraillette.

Oser l’humor noir

Efraim is an arms dealer, a legal activite, approved by the American government. Due to the war in Iraq, the Bush administration has sought to prevent accusations from confronting the antitrust law in ouvrant le marché des fournitures de l’armée à de petits négociants indépendants.

The list of products (sacs de couchages, chaussettes, masques à gaz, savon…) is on the website of the Pentagone. Efraim repère them, passe commande auprès des fabricants et resend them to the US Army in realizing a charitable coquet. «Ce sont de petits contrats. Nous nous nourrissons des miettes, comme les rats », explain-t-il à David, qu’il veut associer à son business de su. Il balaie l’argument du pacifism: «Il ne s’agit pas d’être pro-guerre, mais pro-argent». Alors David accepte et, entre deux joints, les zigotes font de la thune.

“War Dogs” is based on a histoire vraie, revealed in 2011 in an article by “Rolling Stone”, The Stoner Arms Dealers (“Les trafiquants d’armes les plus défoncés”). Comme c’est Todd Phillips qui porte à l’écran cette rocambolesque affaire, on est en droit de craindre le pire. Car après quelques documentaires de qualité (“Bittersweet Motel”), a hommage parodique (“Starsky et Hutch”), le réalisateur s’est complu jusqu’à plus soif dans la gaudriole trash avec les trois chapitres de “Very Bad Trip”, soit les affres de la gueule de bois chez un trio de noceurs lamentables. Avec «War Dogs», il trouve le ton juste. Plutôt que de lancer dans un film de dénonciation solennelle, il table sur l’intelligence des spectateurs et ose l’humor noir. Lorsque dans le desert irakien, Efraim cries out «Dieu benisse l’Amérique de Dick Cheney!», no kiss of a cardboard pour signaler l’ironie.

Todd Phillips emboîte him past his colleague Adam McKay who, after “Very Bad Cops”, signed “The Big Short: Le casse du siècle” or the economic crisis decorated with humour. Il s’inscrit evidemment dans la foulée du «Lord of War», d’Andrew Niccol, portrait d’un autre cynique «fournissant toutes les armées du monde, sauf l’armée du Salut».

Jouisseur décomplexé

Comme tout bons entrepreneurs, Efraim Diveroli and David Packouz sont partisans de la croissance – aussi appelée «fucking goldrush». Ils signent pour livrer una cargo de Beretta à Baghdad. Pas de chance: l’Italie interdit l’export vers les pays en guerre and the stock of pistols was blocked in Jordan. Quittant leur douillet nid de Miami, les deux compères retrouvent sur le terrain. Ils récupèrent les arms et leur font passer la frontière en contrabande. Ils parviennent à les livrer et repartent millionnaires.

To Las Vegas, to the convention des marchands d’armes, ils tombent sur un professionnel du trafic, Henry Giroud (Bradley Cooper), dont on n’arrive à déterminer s’il s’agit d’un terroriste international ou d’un agent du gouvernement. Under his leadership, Efraim and David signed a contract worth 300 million dollars for 126 million cartouches. Il s’agit d’armer les allies de l’Amérique en Afghanistan in recycling the tonnes of ammunition deposited in Albanie. Et c’est sur cette riante terre post-socialiste que les affaires tournent vinaigre. David puts on a raclée. Later, the FBI came to find out about Efraïm pour une bete invoice impayée.

I saw in chapitres aux titres alléchants, ponctué de quelques classiques du rock (Creedence Clearwater Revival, Pink Floyd…), «War Dogs» tient le rythme et oppose le rire au cynisme du monde. Les personnages d’Efraïm et de David formed the manquant chain between Laurel et Hardy et les Freak Brothers, soit l’alliance d’un dur et d’un doux, cannabis amateurs et de de plans foireux.

Freiné par une conscience vestigielle, David est le faire-valor, le narrateur dépassé par les événements, tandis qu’Efraim mène le bal. Sa vive intelligence n’égale que sa totale outrecuidance – le voir couper la file à l’aéroport au pretexte de «Je passe devant, car je suis Américain»… Excessif, véhément, priapique, ce jouisseur décomplexé doté d’rire prodigieusement idiot est un arnaqueur surdoué – mais aussi un manipulateur sans scrupules.

The seule morale that the film proposes is that Leonard Cohen assène avec dignity et fatalisme au générique de fin dans «Everybody knows»: «Tout le monde sait qu’il ya une guerre entre les riches et les pauvres…».

https://www.youtube.com/watch?v=mEQldSi-heE


“War Dogs”by Todd Phillips (Etats-Unis), with Jonah Hill, Miles Teller, Bradley Cooper, Ana de Armas, 1h14